19 juin 2008 "Quelle mobilité entre voisins ?"
20 mai 2008 Conférence sur la biodiversité : cette fois-ci, c’est la Bonn !
9 avril 2008 OGM : circulez, c’est voté !
28 mars 2008 Une avocate mise en garde à vue pour s’être élevée contre le mauvais traitement d’un expulsé mauritanien
25 mars 2008 J.O. : le Tibet fait vaciller la flamme
5 mars 2008 Otages en Colombie : la tension monte
12 janvier 2008 OGM : la voie de la sagesse ?
4 décembre 2007 Conférence sur l’impact social et environnemental de l’extraction de pétrole en mer Caspienne
4 décembre 2007 A Bali, des négociations sur le climat pour élargir les responsabilités !
10 octobre 2007 L’Orchestre de chambre du Caucase joue pour la paix dans les capitales européennes
21 septembre 2007 Union Européenne et Cuba : vers une relation de respect mutuel
17 septembre 2007 Pesticides dans les Antilles françaises
13 septembre 2007 Rapport UICN : la biodiversité en perdition
17 juillet 2007 Nucléaire et séismes : quelle sécurité ?
12 juillet 2007 Maïs OGM : vers une politique du fait accompli ?
Posté le 6 juillet 2007 par
Tous les éléments sont réunis : les militants sont présents ; les têtes d’affiche et les environnementalistes de la première heure également ; de même que les journalistes pour répondre à la question : l’écologie politique a-t-elle encore besoin d’un parti en France ?
D’entrée, David Martin fixe les objectifs généraux de la conférence.
Cette journée sera donc un point de départ pour l’écologie politique.
Pour mémoire, le manifeste est né d’un constat. Les dernières élections ont about à un paradoxe : l’environnement est de plus en plus prégnant dans la société française alors que l’érosion des votes Verts est à son maximum !. Un autre parti Vert est nécessaire animé par une écologie rigoureuse, enthousiaste active ; des leaders élus et soutenus et une ligne politique claire.
Pour Marie-Hélène Aubert, les écolos ne parviennent pas à s’organiser et à peser dans un contexte pourtant favorable. Bien sur, les autres partis se sont emparés de la thématique et l’émergence de l’écologie associative cristallisée par Hulot est deux phénomènes nouveaux. Les Verts ne peuvent s’en sortir en réformant les statuts ! Il faut fonder un parti en opérant privilégiant le Développement Durable, l’Europe et les alliances politiques.
Le politologue Stéphane Rozes intervient.
Alors que les Français se sont déplacés en masse aux dernières élections présidentielles et que les thèmes environnementaux sont fort importants pour les français, le score des Verts est très faible. Pourquoi ?
La gravité de la situation est telle que les Français ont préférés le pragmatisme des partis traditionnels aux idéaux portés par les Verts. Pourquoi ?
Il est vrai que les Verts portent une contradiction fondamentale : alors qu’ils représentent une alternative politique (issue de 1968), les Verts ont également intégré les institutions. Ils sont passés du terrain aux institutions.
De même, le rapport avec l’environnement s’est modifié pour la société : l’environnement s’est ainsi moralisé (passage de la vision théorique à la démarche concrète portée par Nicolas Hulot).
Singularité de la séquence électorale française : le calendrier et l’imaginaire présidentiel s’imposent. Le français compte sur le Président de la République pour résoudre ses contradictions et imaginer une nouvelle ère politique. Il ne faut pas non plus oublier la spécificité de la population française, UN débat qui oppose toujours DEUX courants de pensées (absolutisme, Siècle des lumières, Révolution, etc.) et une population qui se définit par apport à l’ETAT.
Où sont les Verts dans cette dialectique ? Les français sont en désamour avec les écolos, car les français externalisent la résolution des problématiques environnementales et sociales sur le Président de la République. Et les Verts sont restés dans une autre époque : celle du constat et des propositions inadaptées à l’imaginaire français.
Daniel Cohn-Bendit le dit très clairement : "sans les Verts, il n’y a pas de rénovation possible, avec les Verts tels qu’ils fonctionnent actuellement, non plus !" Nous avons besoin de partis Verts dans le sud de l’Europe. La difficulté des Verts tient à l’impossibilité à se moderniser. Elle tient aussi au mélange des genres (l’associatif n’est pas le politique !). Quand la France organise "le Grenelle de l’environnement", ce ne sont pas les partis qui sont invités mais les associations. Il faut également intégrer le fait que la politique ne peut fonctionner sans utopie qui ouvre sur le réalisme. Il faut aussi faire rêver les français ! Aujourd’hui, un nouveau défit se dessine : "penser localement et agir globalement". L’engagement européen est consubstantiel de la définition de nouveaux modes d’organisation. Comment les Verts vont-ils influencer le cours de l’Histoire ? Le libéralisme de droite comme de gauche est liée au productivisme. Pour se mettre en avant, il faut donc postuler que l’individu est au centre des dynamiques collectives. "Tout ce qui croient à une écologie politique au Modem se trompent". Résoudre le problème des Verts Notre spécificité se situe au niveau des défis à relever. Il faut que les Verts changent. Pour l’instant, c’est mal parti puisque le Parti génère un ressentiment collectif qui l’empêche de faire sa mûe. Pour évoluer il faut donc : arrêter la culture de la suspicion ; repositionner l’organisation et intégrer des leaders pouvant régler les contradictions (il faut des leaders pour les surmonter) ; apprendre à se respecter.
Pierre Jonckheer est venu en voisin, en ami, en écologiste. Pour lui, la campagne présidentielle s’est finie tristement. La campagne des Verts français illustre la grande faiblesse : "nous travaillons sur le fond". Bien sur, il est nécessaire que les partis Verts portent les questions fondamentales ; Néanmoins, il faut aussi comprendre que la situation a changé : depuis 20 ans, les débats s’articulent autour de l’environnement par le biais de l’international (Rio, JO’ burg, GIEC, Stern) et irriguent également le sens commun des électeurs. Electeurs, le mot est lâché ! Pour Pierre Jonckheer, les Verts doivent répondre aux angoisses générées par les catastrophes environnementales en sécurisant également les citoyens. Il faut également se poser la question des alliances et ne pas en avoir peur. Les militants d’un parti ne sont les électeurs !
Stéphane Poli Faut-il refonder la gauche ou l’écologie politique ? Pourquoi l’électorat de N. Hulot n’a-t-il pas voté pour les Verts. Parce que les citoyens ne sont ni de droite, ni de gauche.
Charlotte de "l’association social écologie" (proche du Parti Socialiste) : il faut que le PS entretienne un autre rapport avec les Verts
Dominique Voynet se sent dans un de ces moments où les militants verts qui ne croient dans le Parti se retrouvent. Il ne faut pas déconnecter les Verts de la gauche dans la perspective des municipales. D.V. est mal à l’aise avec le paradigme écologique ("je ne veux pas tout expliquer par l’écologie politique") ; avec les Verts qui sont à la remorque des mouvements sociaux. Guillaume Fillon (militant de base) se demande : Comment refonder un parti de 6000 adhérents ? Aujourd’hui, il faut un choc car la lassitude est poussée à l’extrême. Les militants attendent une proposition forte et réaliste.
Daniel Cohn-Bendit Créons une structure pour que tous les environnementalistes se parlent ! L’écologie ne peut vivre qu’en parlant à tout le monde, ne crachons pas sur les bobos ! Il faut penser également que quand une colalition avec le centre gauche est possibile, une coalition avec le centre-droit est envisageable. Il faut mettre le pouvoir au service de nos préoccupations mais pas le pouvoir à notre service !
Philippe, militant La société française souffre, et nous souffrons aussi ! Dans les campagnes, le nucléaire et la santé sont des thématiques oubliées.
Yann Werling est un adhérent de base qui se pose des questions. Aujourd’hui, les militants sont inquiets pour la suite. Il faut discuter de l’écologie politique en faisant abstraction de son égo. La place des Verts, au Grenelle de l’Environnement se situe au niveau de l’observation.
Bruno Rebelle explique qu’il est un écologiste associatif et qu’il n’a pas fait le choix des Verts mais plutôt du Parti socialiste. Bien sur, une écologie forte est nécessaire mais on ne peut pas faire abstraction que le PS ne délègue plus ces thématiques aux Verts. Ils s’en emparent. La question : y-a-t-il encore de la place pour un nouveau mouvement politique se pose.
Stéphane Rozès affine le débat. La refondation politique est plus liée à la nécessité de créer des grands principes pour faire bouger les lignes. par ex. : Qu’est-ce qui est de l’ordre de la liberté des individus ? Les Verts ont en commun avec la gauche le catastrophisme et le misérabilisme. C’est pour cette raison que la gauche n’est plus présente dans les catégories populaires. Cette perspective est porteuse d’immobilisme. Pour faire bouger les gens, il faut les enthousiasmer et mettre en avant tout ce que les Verts ont gagné.
Marie-Hélène Aubert se demande comment être convaincant en restant sincère. Le rôle des Verts est de retrouver les liens avec les mouvements sociaux. Et il faut sortir des analyses datées. Yves Cochet rappelle que nous ne sommes pas les seuls à vouloir refonder l’écologie politique. Il faut donc faire converger toutes les initiatives.
Une association est créée : "Horizons Ecologie" La démarche sera présentation aux journées d’Eté (question : est-ce que les Verts vont accepter ?) Des débats seront organisés dans les régions à partir de débats 15 et 16 décembre 20074 : "constituante du mouvement à Paris"
Le 30 juin est-il un moment historique, comme le laissent entendre l’adjoint au Maire de Tours et Daniel Cohn-Bendit ?
www.ecorefondation.net