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Posté le 22 mai 2007 par
Tout d’abord, je voudrais féliciter notre collège pour la qualité de son rapport.
Bien sur, l’intitulé du rapport est un peu ambitieux. Comment "enrayer la disparition des espèces végétales et animales d’ici à 2010" ? A court terme, il est difficile de mettre en musique les différents instruments européens et multilatéraux dont nous écrivons les partitions !
A l’heure où l’attention des médias et des citoyens est focalisée sur le Changement climatique, il était cependant nécessaire de rappeler à leur attention l’importance de la biodiversité.
Je profite de mon intervention pour souligner un fait : contre le changement climatique, il n’y a pas de meilleure stratégie que favoriser l’évolution dynamique des écosystèmes.
Vous l’aurez compris : la diversité biologique implique une approche dynamique !
• Quand on raisonne la diversité biologique in situ en Europe, on décline la préservation des espèces végétales et animales à partir des territoires dont la gestion est l’aménagement se définissent au plus près des populations locales. Dans cet esprit, la volonté politique et la capacité d’ouvrir le dialogue par les gouvernements est impérative pour développer des réseaux d’exception environnementale comme Natura 2000
• A l’opposé, la gestion ex situ de la diversité biologique, évoque plutôt une pratique conservatoire des espèces animales et végétales. Au-delà des collections poussiéreuses de nos muséums, la conservation ex-situ telle que nous la concevons aujourd’hui veut éviter le pire : en conservant le matériel génétique dans des centres agronomiques, on les mettrait à l’abri. Pour ma part, je m’interroge sur le financement des Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale et sur son fonctionnement qui doit intégrer des communautés locales et autochtones.
En conclusion, je voudrais souligner l’importance pour nos populations et nos territoires d’une bonne mise en œuvre des règlementations européennes. Non que je veuille absolument prêcher pour notre paroisse ! Je veux ici seulement, souligner que la Directive cadre sur l’eau doit être correctement appliquée. En matière de biodiversité l’eau est un médium qui assure depuis l’amont la dynamique des écosystèmes. Pour cette raison, il est essentiel de s’assurer de la "non-détérioration des eaux douces" plutôt que de se référer à une vague notion de "bon état écologique".