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Grippe aviaire en Moselle

Grippe aviaire en Moselle

Posté le 6 juillet 2007 par

Un cas de grippe aviaire ayant été découvert en Moselle, un plan d’action a été présenté lors d’une conférence de presse par Pierre-René Lemas, Préfet de Lorraine, ce jeudi 5 juillet 2007 à Metz.

Le 27 juin 2007, trois jeunes cygnes tuberculés sont découverts morts dans un étang du secteur de Dieuze dans l’Est mosellan. Après analyses, la présence du Virus H5N1 est confirmée le 3 juillet. Aussitôt, les mesures de précaution prises dès le début de l’affaire sont confirmées et renforcées et un arrêté préfectoral en date du 5 juillet en fixe les données :

- surveillance des oiseaux sauvages par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
- interdiction de transit (avec possible dérogation) pour les volailles des élevages recensés. Pas de mesures sur les œufs
- Interdiction de rassemblement d’oiseaux.
- Contrôle des chats et des chiens par leurs propriétaires.
- Mesures de biosécurité : confinement des volailles et basses-cours, dérogation de confinement pour les oiseaux soumis à vaccination (zoos), limitation des allées et venues dans les 3 élevages industriels du secteur, pédiluves, désinfection des roues des véhicules.

Ces mesures seront applicables durant trois semaines.

Par ailleurs, l’alerte a été étendue à l’ensemble du territoire national et un communiqué de presse du ministère de l’agriculture et de la pêche du 5 juillet 07 annonce les mesures de prévention du risque, passant du niveau « modéré » au niveau « élevé ».

Il est à noter que le quatrième jeune cygne ainsi que les deux parents, toujours sur leur étang, semblent pour l’instant en parfaite santé. Et si les mesures administratives prises rentrent dans un cadre de précautions souhaitables et correspondent à ce qu’il convient de faire, pour autant aucune psychose en préfecture. La maîtrise des déplacements des volailles est en fait la clé de voûte du problème : la crise précédente du H5N1 a mis en évidence la propagation par des transports illégaux de volailles selon des axes qui n’avaient rien à voir avec les déplacements des oiseaux migrateurs. Par ailleurs, sur les lieux d’hivernage, en Afrique, aucun cas n’a été détecté. La contamination si est peut provenir des oiseaux sauvages représente un danger bien plus grand avec les transports d’animaux d’élevage. Et c’est bien à ce niveau que les précautions et les mesures seront les plus efficaces.


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