18 avril 2008 Declaration conjointe sur la politique de la Russie contre la Géorgie
30 janvier 2008 Pas de différence entre nucléaire civil et militaire
30 mars 2007 Accord en conciliation de LIFE+ : le Parlement évite une renationalisation de la politique environnementale
27 octobre 2006 Les Verts UE demandent l’interdiction des transferts de déchets toxiques vers les pays pauvres
26 juin 2006 L’incinération des déchets en embuscade !
16 février 2006 Directive service : fin du premier round !
7 février 2006 Le dossier brûlant du moment : la directive sur les services, dite Bolkestein
2 février 2006 "Nous sommes tous des plombiers polonais"
19 janvier 2006 Intervention de MAIB, présidente de la délégation PE/ Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie lors du débat sur la Politique européenne de voisinage
19 janvier 2006 Le parlement n’accepte pas le compromis du club des radins
14 décembre 2005 Rejet définitif du projet de résolution sur les normes de piégeage sans cruauté
7 décembre 2005 Résultats du vote sur la directive services dans la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs.
1er décembre 2005 Le PE veut une TVA à taux réduit sur les services à forte intensité de main-d’œuvre
21 novembre 2005 Méthodes de piégeage pour animaux : les Verts/ALE demandent plus de protection pour les espèces menacées.
Posté le 16 mars 2006 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)
Consciente que le non-renouvellement des ressources menace l’intégrité physique, sociale et économique des populations démunies, l’Union européenne a choisi de donner à son engagement en faveur de l’Environnement une dimension internationale. Quand elle s’engage à mettre en œuvre une stratégie communautaire -qui peine actuellement à trouver sa lisibilité politique et sa transcription budgétaire, elle participe ainsi à la définition d’accords multilatéraux sur l’environnement.
14 années plus tard et 1000 km plus loin que le Sommet de la Terre, l’engagement européen constitue d’abord l’indicateur du niveau de Responsabilité et de Solidarité que l’Union européenne entretient vis-à-vis des populations et des générations futures.
Trois ans après la réunion de Kula Lumpur (Malaisie), La 8ème Conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique se réunit prochainement à Curitiba (au Brésil). Membre de la Délégation des parlementaires européens, j’attire votre attention sur des enjeux parfois méconnus de l’érosion de la Diversité Biologique.
Dans cette perspective, je voudrais d’abord rappeler que la sécurité alimentaire dépend de trois facteurs : l’eau, les sols et la diversité phytogénétique. Pour cette dernière, rappelons que seulement 12 variétés végétales -parmi lesquels le blé, le riz, le maïs et la pomme de terre, assurent l’essentiel des 80% apports énergétiques nécessaires à la population mondiale. Dans un contexte de croissance mondiale des échanges agricoles, la tentation est grande pour l’industrie de s’assurer un monopole sur les semences, à travers l’application de techniques issues des biotechnologies. Nous souhaitons donc rappeler à la Commission et la présidence autrichienne de l’Union européenne, que le moratoire sur les essais et la commercialisation des variétés génétiquement modifiées de façon à restreindre leur usage ne doit pas être remis en question.
Sur ce sujet, nous rappelons également que la politique de sécurité sanitaire et environnementale européenne reste le critère de référence. Il ne serait pas admissible de battre en brèche son caractère contraignant, par le biais de dispositions affaiblissantes. Il ne serait pas pensable de faire l’impasse sur l’évaluation environnementale et socio-économique des organismes génétiquement modifiés à des fins de recherche ou de commercialisation. Afin de limiter le caractère invasif pour nos écosystèmes de variétés issues des biotechnologies, la diversité biologique doit être protégée par des protocoles obligeant les chercheurs à réaliser leurs manipulations en milieu confiné.
Je conclus en vous rappelant que la lutte contre l’érosion de la diversité biologique implique une démarche de conservation. Bien sur, il ne s’agit pas de remiser la diversité dans des éprouvettes. Il s’agit de permettre aux populations autochtones de poursuivre l’exercice de leurs savoirs traditionnels et de leur souveraineté sur les ressources génétiques.
Dans cette perspective, la conservation ex-situ est aussi un outil pertinent. La mise en œuvre d’un réseau de zones protégées à l’horizon 2010 -avec un accent particulier sur les écosystèmes les plus larges (forêts, océans), est impérative. Pour ce faire, il importe que les mécanismes de financement soient suffisamment ambitieux, ce qui n’est actuellement pas le cas tant au niveau communautaire (Natura 2000 pâtit d’un manque de moyens) qu’au niveau international.
Afin de donner à son engagement environnemental une portée développementiste, l’Union européenne doit faire une proposition généreuse lors de la Convention sur la Diversité Biologique. Concrètement, le Fonds Mondial pour l’Environnement doit obtenir les ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets impulsés depuis la Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique.