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Posté le 5 mars 2008 par Roger Chiajèse (Contacter l'auteur)
Avec la libération ces dernières semaines des deux otages, l’espoir reprenait pour Ingrid Betancourt et tous les autres captifs des FARC.
Avec la mort de Paul Reyes, numéro 2 des FARC, tué sur le territoire équatorien par une opération menée par l’armée colombienne, la tension a monté brutalement et s’intensifie entre la Colombie d’une part, l’Equateur et le Venezuela d’autre part. Une crise diplomatique sans précédent entre ces pays qui multiplient déclarations, accusations depuis cette opération militaire.
La réunion extraordinaire qui s’est tenue mardi 4 mars à Washington n’a pas permis à l’Organisation des Etats Américains (OEA) d’apaiser cette crise grave pour l’Amérique latine.
Bogota accuse la guérilla de vouloir mener une guerre sale avec l’acquisition de 50 kg d’uranium selon des informations issues des données informatiques de l’ordinateur de Paul Reyes. Le président équatorien de son côté, demande « qu’on arrête l’agresseur » et son pays a rompu ses relations diplomatiques avec la Colombie.
Cette tension grave ne laisse rien augurer de bon pour l’avenir. Notamment pour celui des trop nombreux otages des FARC qui croupissent dans la jungle colombienne depuis des années. Doublement otages : de ceux qui les ont enlevés et d’un gouvernement colombien qui ne cède sur rien et dont on peut s’interroger sur sa stratégie.
Ingrid Betancourt et tous les otages risquent de payer très cher cette crise, pauvres jouets entres les mains de stratèges pour qui leur vie ne représente qu’un pion qu’on sacrifie sur l’échiquier.