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Pas de différence entre nucléaire civil et militaire

Pas de différence entre nucléaire civil et militaire

Posté le 30 janvier 2008 par Tamar Gugulashvili (Contacter l'auteur)

Communiqué de presse

Marie Anne Isler Béguin, députée européenne Vert, interpelle M. Javier Solana, Haut Représentant de l’Union européenne pour la Politique Etrangère sur la question du nucléaire à la session plénière du 30 janvier 2008 au Parlement européen :

" Pour moi, il n’y a pas de différence entre le nucléaire civil est militaire. D’ailleurs, M. Solana vient de nous expliquer comment fabriquer une bombe avec de l’uranium.

Je crois qu’il ne faut pas être naïf de croire que l’Iran, avec ses richesses naturelles impressionnantes, a besoin de l’énergie nucléaire pour se développer. Elle a besoin du nucléaire pour fabriquer une bombe.

M. Solana l’a reconnu, le nucléaire est un facteur d’instabilité. Aujourd’hui, personne n’a de prise sur l’Iran et personne n’a de solutions, hormis l’interdiction de l’enrichissement et l’interdiction du nucléaire tout court ! D’autant que 4 % de l’énergie mondiale est d’origine nucléaire.

Alors, la question que je pose à l’Union européenne et à M. Solana, en particulier : ne trouvez-vous pas que la France et son Président M. Sarkozy jouent avec le feu et l’instabilité mondiale en proposant les accords nucléaires avec les pays comme Lybie, la Chine et la Géorgie ?

L’Union devrait se servir de l’expérience malheureuse iranienne pour arrêter la prolifération de l’énergie nucléaire.

Pour plus d’information, contacter l’auteur, N° tél 02 284 75 72.


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  • De nombreux textes inédits sur l’énergie nucléaire
    27 février 2008,par Valentin

    En complément aux articles habituels sur le nucléaire, on trouve ici : L’énergie nucléaire des articles novateurs et bien documentés sur le sujet.

    Par exemple :

    - Doubler en 20 ou 30 ans le nombre de réacteurs nucléaires est impossible et n’aurait pas d’influence sensible sur le CO2. Mais, remplacer tous les réacteurs nucléaires par des centrales électriques à gaz augmenterait seulement de 2,3% les gaz à effet de serre d’origine humaine, soit sept fois moins que la déforestation.

    - Entre 2008 et 2012, la production supplémentaire d’électricité sera de 381 TWh pour l’éolien et 155 TWh pour le nucléaire, en cinq ans.

    - Seulement de 3.000 à 4.000 tonnes d’uranium pourraient être extraites des phosphates chaque année dans le monde, à comparer à une consommation d’uranium de 65.000 tonnes en 2005.

    - Avec un prix de l’uranium passé de 10 dollars la livre à 100 dollars, l’uranium ne représente plus 5% mais 34% dans le coût futur de production de l’électricité nucléaire. Cela entraînera une augmentation de 45% du coût du kWh nucléaire. La transition se fera en quelques années entre l’achat d’uranium et l’électricité produite. Cela tient au cycle de fabrication du combustible, au renouvellement total de celui-ci en 3 ans dans les réacteurs et aux stocks intermédiaires.

    - Les réacteurs nucléaires de génération IV arriveront trop tard pour enrayer le déclin de l’énergie nucléaire. Comme pour le pétrole, la production d’uranium va passer par un maximum, le "peak uranium" vers 2025, avant de diminuer de façon inexorable. Les réacteurs de quatrième génération ont besoin d’une grande quantité de plutonium pour démarrer, plutonium qui est justement produit par les réacteurs actuels en petite quantité et consommé avec le MOX. En résumé, à peine six réacteurs de génération IV pourraient démarrer dans le monde chaque année après 2040, moins que le nombre de réacteurs actuels et futurs qui seront arrêtés à cause du rationnement de leur combustible favori.

    ...

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