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Posté le 17 septembre 2007 par Roger Chiajèse (Contacter l'auteur)
Tout le monde connaît le Professeur Belpomme, éminent cancérologue dont les positions sur la relation santé –environnement font référence.
Le rapport qu’il rendra public demain, mardi 18 septembre 2007 contient des informations qui ont fait réagir Monsieur Michel Barnier, Ministre de l’agriculture qui a jugée la situation « très grave « aux Antilles en raison des risques sanitaires dus à l’utilisation massive et inconsidérée de pesticides.
Le Professeur Belpomme considère qu’il s’agit d’un véritable désastre engendré par l’usage du chlordécone, pesticide très toxique dont l’utilisation est proscrite depuis 1990 sur le territoire national - 1993 pour les Antilles, mais où l’on a continué à l’employer clandestinement. Comme d’ailleurs de nombreux autres produits, tel le paraquat, jusqu’en 2002. Résultat : une pollution, véritable empoisonnement que l’on retrouve partout, dans les sols, l’eau et bien sûr, les produits de consommation alimentaires. Avec comme corollaire, des taux record de cancers de la prostate aux Antilles.
Si Monsieur Barnier a insisté sur l’opportunité « de faire autrement » après la destruction des bananeraies par le cyclone d’août dernier, Madame Bachelot, Ministre de la santé a, quant à elle, insisté sur le fait qu’il n’existait « pas de lien scientifique » entre les pesticides et les problème de santé aux Antilles, appelant toutefois à « la plus grande précaution ».
Lorsque l’on ne veut pas voir la vérité, on peut toujours se mettre la tête dans le sable. Sinon la « banane » devant les yeux fait très bien l’affaire.