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Sommet UE-Afrique : intervention en plénière

Sommet UE-Afrique : intervention en plénière

Posté le 13 décembre 2007 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)

Marie Anne Isler Béguin a participé au sommet parlementaire UE-Afrique, qui précédait le sommet des Chefs d’Etats des 7 et 8 décembre 2007. Elle est intervenue le 11 décembre en plénière du Parlement Européen au cours d’un échange nourri avec le Commissaire Européen au Développement Louis Michel

"Monsieur le Président, Monsieur le représentant du Conseil, Monsieur le Commissaire,

je voudrais tout d’abord vous signaler que nous avons assisté, pour la délégation du Parlement européen, à deux sommets : d’un côté, le pré-sommet interparlementaire avec nos collègues du Parlement panafricain et, de l’autre, le sommet officiel. Monsieur le représentant du Conseil, je crois que vous ne connaissez pas le statut que nous avions là-bas, c’est-à-dire que nous avions ce statut dégradant d’observateurs : les parlementaires européens, même s’ils avaient bien travaillé avant, n’ont pas eu accès au sommet officiel. Je tenais à le dire et j’estime que nous, en tant que parlementaires, nous représentons, au même titre que les chefs d’État ou les chefs de gouvernement, les peuples européens. Donc, ce serait bien que, lors du prochain sommet, nous soyons également représentés. En revanche, concernant évidemment le sommet officiel, ce fut une excellente initiative et une heureuse nouvelle qu’il ait pu se tenir après sept ans de tentatives avortées. Mais je crois que la grande leçon que nous avons à tirer de ce sommet, c’est de voir quand même, enfin, le continent africain s’émanciper et s’organiser en tant qu’unité africaine, ceci est une bonne nouvelle. Et à ce propos, je me rappelle la discussion que nous avions eue lors de notre pré-sommet parlementaire avec le commissaire où, justement, nous soulignions la contradiction entre, d’un côté, l’affichage politique de la vision et de la nouvelle approche de l’Union européenne avec ses partenariats et, de l’autre, la pression exercée par l’Union européenne pour faire signer les accords de partenariat économique. Je pose à présent la question au commissaire : qu’en est-il de ces partenariats, de ces accords intérimaires qui devraient être signés, parce que, quand même, je vous rappellerai que les pays africains ont refusé ce genre d’accords et cette pression. Enfin, Monsieur le Commissaire, une autre question, un autre sujet de préoccupation : la question du nucléaire. La question que nous posons en tant que Verts est : pourquoi avoir ouvert le dialogue sur la question du nucléaire avec les pays africains ? Les pays africains ont aujourd’hui besoin d’énergies renouvelables. Nos technologies, le solaire, le photovoltaïque, l’éolien, sont vraiment adaptées à l’Afrique. Donc pourquoi, alors que nous connaissons les difficultés que cela entraîne, par exemple en Iran aujourd’hui ? Pourquoi, Monsieur le vice-président, et la question que je pose est très importante ? J’aimerais savoir quel est le pays qui a forcé l’Union européenne à mettre la question du nucléaire dans la stratégie ? Est-ce que c’est mon président, VRP du nucléaire dans le monde entier ? C’est absolument vraiment incroyable ! C’est d’énergies renouvelables que l’Afrique a besoin aujourd’hui !"

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