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Posté le 26 août 2006 par Cédric Cabanne (Contacter l'auteur)
L’écologie politique a également besoin d’expertise. "L’enfouissement des déchets nucléaires en couche profonde", animé par l’ingénieur pétrolier Alain Mallais a mobilisé l’auditoire.
De nombreux militants, parmi lesquels la Conseillère Régionale de la Région Lorraine Solange Ducamin ou Claude Leclerc de la Région PACA se sont plongés, le temps d’un atelier, à la frontière de la science-fiction.
A la croisée des disciplines telles que la Géologie, la Tectonique des plaques ou la Thermo-dynamique, les participants ont bénéficié d’une analyse des risques du site d’enfouissement de Bure.
Alors que le rapport Bataille/Buraux de l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques souligne les contraintes liées au Développement Durable, , on se félicite que les Verts bénéficient d’informations claires.
L’option de Bure est dangereuse. La radioactivité dégagée -sous forme de gaz par exemple, par les déchets peut remonter à la surface à travers différents phénomènes :
D’abord, "la zone de transposition" (la zone de stockage) est au centre d’un périmètre délimité par trois failles tectoniques : le Fossé de Gondecourt, le Fossé de Joinville et le Fossé de la Marne. Cette zone n’est pas à l’abrit de séismes comme se le rappellent les habitant de Saint-Dié où un séisme s’est produit en 2004.
Située à 500 m. de profondeur, la zone de stockage est constituée d’argiles moins compactes. La pression géostatique (profondeur X densité moyenne, pour les puristes !) se conjugue à l’instabilité produite par le forage qui introduit un déséquilibre dans une cavité creusée qui s’effondrera sur elle-même.
Et que pensez de la "réversibilité" (c’est à dire la capacité de récupérer les déchets nucléaires) si un ébboulement survenait ? Sans compter que les matériaux de sotckage de déchets (des verres) ne seraient plus étanches à partir de 300 ans (quand les radiations durent au minimum des milliers d’années !).
Comme l’indique le résumé d’un colloque réalisé par l’ANDRA (14-18 mars 2005), intitulé Clays in Natural & Engineered barriers for radiactive waste confinement, il n’existe pas de COUCHES GEOLOGIQUES PERMEABLES. Les molécules radioactives ont tendance à remonter à la surface, conduites par les gazs ou les liquides que s’échanges les couches géologiques.
La conclusion est évidente. En attendant l’arrêt du nucléaire civil qui sera remplacé par les économies d’énergies et les énergies renouvelables, seul le stockage dit de "sub-surface" est possible, sur le site même des centrales.
Comme l’a également rappelé Marie Anne Isler Beguin, il n’est également pas pensable de stocker des déchets dangereux dans des pays tiers comme certains responsables de l’Union européenne et de pays récipiendaires (la Russie, par exemple) y pensent.